Un jour on décide sans le savoir d'arrêter de discuter, on a alors placé l'autre dans une catégorie.
Des catégories crées d'avance par
le système dans lequel on se trouve. La passion c'était probablement cet incapacité de cataloguer l'autre, il nous semblait différend…des autres humains.
Un jour on regarde son partenaire avec les mêmes yeux que ceux avec lesquels on regarde les autres.
On se dit que
l'on sait à l'avance ce que l'autre va nous répondre et effectivement, on le sait puisqu'on le programme, on le commande avec notre propre réponse, nos propres pensées.
À ce moment là, le couple est vraiment devenu un couple, dénaturé de son individualité et moulé à la notion sociale de ce dont doivent être constitué les
liens conjugaux.
C'est à la fois l'endormissement de soi et l'endormissement de la passion.
Ce n'est pas les enfants, ni les tracas de la vie quotidienne qui use l'amour mais bien le besoin des êtres humains de tout cataloguer, organiser et contrôler qui fait que tôt ou tard l'autre a
perdu de son "attraction" parce qu'on l'a décidé.
L'homme est un conquérant, un conquistador et il se sent malheureux si il ne peut
chasser.
Que ce soit l'amour, la vie, la sexualité, le travail, tout est question de chasse pour l'humanité et c'est pourquoi on trouve si souvent que
le monde est barbare.
Il l'est réellement, nous sommes les futurs hommes préhistoriques d'une population qui nous donneront une étiquette
(génération quelque chose ) et qui se croiront, tel que nous, beaucoup plus développé .
LE jour où l'humain s'arrêtera de chasser pour le simple
plaisir de chasser sans pour autant renoncer aux plaisirs qui en découlent et qu'il se mettra à la recherche de lui-même, ce jour-là nous pourrons faire une distinction entre l'homme préhistorique
et l'homme dit moderne.
Le jour où l'homme cessera d'avoir peur de ce qui se passe sur son territoire en ayant l'impression de ne pas tout saisir…le
jour où l'homme arrêtera de vouloir annihiler ses émotions et y verra tout le sens de ce qu'il ne saisit pas, alors seulement nous pourrons parler d'humanité dans le sens décrit par le dit-homme
d'aujourd'hui.
Ce que l'homme ne saisi pas dans son environnement c'est lui-même.
Il ne sait pas qui il
est et donc a constamment peur de ne pas réagir ou agir de la bonne façon face à son environnement.
Lorsque l'on sait de quelle matière concrète et
abstraite nous sommes constitué, alors les évènements de la vie ne nous effraient plus, ils nous rendent triste et parfois colérique, mais les autres ne nous effraient plus…
Et maintenant dîtes-moi : dans quelle catégorie êtes-vous en train de me mettre?
Les idéalistes?
Les
fous?
Les révoltés?
Les intelligents?
Les bizarres, les
pessimistes, etc, etc, etc…Si pour une fois vous me laissiez seulement être un humain, de cette brève liberté je serais très reconnaissante.
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