Jeudi 24 avril 2008
    Lorsque j'embrasse mon crayon
de ma main pleine d'incompréhension
Je voudrais seulement qu'on me rende
la liberté, que je commande
que cesse l'amertume de vivre et signer
de façon posthume, ma réalité
Enfin, que s'élève de ma plume
Le soleil et ne se couche sur la lune...

Écrit au petit matin puisque pour moi c'est toujours le petit matin.

Marie-ppp





par marie-ppp publié dans : Tableaux
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Mercredi 23 avril 2008


Un jour on  décide sans le savoir d'arrêter de discuter, on a alors placé l'autre  dans une catégorie.  Des catégories crées d'avance par le système dans lequel on se trouve. La passion c'était probablement cet incapacité de cataloguer l'autre, il nous semblait différend…des autres humains.  Un jour on regarde son partenaire avec les mêmes yeux que ceux avec lesquels on regarde les autres.  On se dit que l'on sait à l'avance ce que l'autre va nous répondre et effectivement, on le sait puisqu'on le programme, on le commande avec notre propre réponse, nos propres pensées.  À ce moment là, le couple est vraiment devenu un couple, dénaturé de son individualité et moulé à la notion sociale de ce dont doivent être constitué les  liens conjugaux.  C'est à la fois l'endormissement de soi et l'endormissement de la passion. 

Ce n'est pas les enfants, ni les tracas de la vie quotidienne qui use l'amour mais bien le besoin des êtres humains de tout cataloguer, organiser et contrôler qui fait que tôt ou tard l'autre a perdu de son "attraction" parce qu'on l'a décidé.  L'homme est un conquérant, un conquistador et il se sent malheureux si il ne peut chasser.  Que ce soit l'amour, la vie, la sexualité, le travail, tout est question de chasse pour l'humanité et c'est pourquoi on trouve si souvent que le monde est barbare.  Il l'est réellement, nous sommes les futurs hommes  préhistoriques d'une population qui nous donneront une étiquette (génération quelque chose ) et qui se croiront, tel que nous, beaucoup plus développé .  LE jour où l'humain s'arrêtera de chasser pour le simple plaisir de chasser sans pour autant renoncer aux plaisirs qui en découlent et qu'il se mettra à la recherche de lui-même, ce jour-là nous pourrons faire une distinction entre l'homme préhistorique et l'homme dit moderne.  Le jour où l'homme cessera d'avoir peur de ce qui se passe sur son territoire en ayant l'impression de ne pas tout saisir…le jour où l'homme arrêtera de vouloir annihiler ses émotions et y verra tout le sens de ce qu'il ne saisit pas, alors seulement nous pourrons parler d'humanité dans le sens décrit par le dit-homme d'aujourd'hui.  Ce que l'homme ne saisi pas dans son environnement c'est lui-même.  Il ne sait pas qui il est et donc a constamment peur de ne pas réagir ou agir de la bonne façon face à son environnement.  Lorsque l'on sait de quelle matière concrète et abstraite nous sommes constitué, alors les évènements de la vie ne nous effraient plus, ils nous rendent triste et parfois colérique, mais les autres ne nous effraient plus…

Et maintenant dîtes-moi : dans quelle catégorie êtes-vous en train de me mettre?  Les idéalistes?  Les fous?  Les révoltés?  Les intelligents?  Les bizarres, les pessimistes, etc, etc, etc…Si pour une fois vous me laissiez seulement être un humain, de cette brève liberté je serais très reconnaissante.
par marie-ppp
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Jeudi 17 avril 2008
   Salut à Tous,

Eh bien un petit mot pour vous dire que j'ai l'intention de créer plusieurs catégories telles que : -Recette: uniquement des recettes essayées et adorées, de source diverse.
-Artisanat /Bricolage ; Horticulture ; Thérapie (des textes provenant de manuscrit censé nous aider...) ou des réflexions qui ont germé au fil des épreuves de vie.
-Romans: extrait ou suggestion de livre à lire.

Ainsi, ces rubriques seront disponibles via la section: Page de ce blog.  Je vous invite donc à partager certaine de mes passions et de me faire part de vos commentaires ou encore de me suggérer à votre tour des trucs en lien avec ces rubriques.  J'essayerai d'y glisser quelque chose de nouveau chaque deux jours...

En passant pour vous signaler l'existence de ma première recette j'ai pensé qu'une photo de moi faisant une accolade à la mascotte d'un supermarché de chez nous pouvait être à propos.  Vive le Carnaval de Québec!!!!
par marie-ppp
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Lundi 14 avril 2008

Les yeux rivé au sol,  je te cherche en vain,

dans les méandre de mes pensées, 

De ta loi ne reste plus que des miettes de pain

Au jour levant mes amours dispersées 

Se sauve du reflet de la personne en moi devenue,

De cette flamme, j'imagine alors la trajectoire

coulée sous la passion flambante de cette ingénue

Perdue aujourd'hui au sacrifice de son social miroir

Bien agrippé à ces funestes espoirs, une main,

ostentatoire il faut bien en convenir et d'une céleste beauté

Seule rescapé du retour chez les humains, elle retient,

L'essence qui en elle contient  les lois de toutes divinités.

Cette rescapé longtemps, n'y tiendra plus,

Fatiguer de voir tous ses rêves échoirs

au confin de ceux qui jugent uniquement de ce qu'ils ont vu

et machouille telle une menace, à l'intérieur de leurs acérées machoires

le monde tel qu'il ne peut prendre place et la mort de toutes ses vertues.


Marie-PPP, nostalgique.
























Le Mexique m'a inspiré ces toiles ainsi que ce poème.  Bien que ces paysages soient magnifiques, les rencontres y ont été quant à elle spectaculaires.  Ces portraits ne portent pas le visage réel des personnes que j'y ai croisées et qui ont changé quelque chose en moi car le nombre en serait effarant. Ces portraits sont la représentation de ce que j'y ai appris. 

La première toile ci-contre représente un enfant mexicain qui ne nous renseigne pas clairement quant à son identité sexuelle puisque cette information se veut sans importance.  Ce qui est important c'est que cet enfant porte un chandail  très chaud pour la température qu'il y fait.  Pourquoi?  Probablement parce que cet enfant a trouvé ce chandail ou on lui a offert et qu'il appartenait à un blanc.  Là-bas, dans les petits villages, les enfants voient les blancs comme des princes ou des princesses inaccessibles.  Ils rêvent de nous ressembler, de posséder autant de richesse...ils ne savent pas que ce sont eux les détenteurs de vraies richesses.  Cet enfant porte fièrement ce chandail pour la photo, chandail qui est sale parce qu'il le porte tous les jours.  Il porte également un chapeau de paille qui n'est pas très ajusté à sa taille et défraichi, les raisons en sont les mêmes que pour le chandail.  Les ongles sont sales parce que là-bas les apparences ne comptent pas, ce qui compte c'est manger, dormir, jouer, courir....

Il tient une pose un peu gauche mais fièrement, se couvrant la bouche parce qu'il n'aime pas ses dents, qui ne sont pas placées bien alignées orthodontiquement comme les blancs,   finalement  on ne peut pas vraiment lire d'émotions dans ses yeux car ces portraits contiennent toutes les émotions.

Voici la deuxième toile




 Un viel homme, un guide par qui la connaissance arrive.  Le chaman.  L'homme qui possède le don de confiance.  l'oeil fatigué d'avoir tellement regardé le soleil.  La peau étirée de vouloir libérer son esprit. Il sait lui ce que l'enfant de la première toile ne sait pas.  Il sait que l'homme blanc qui photographie les enfants de son peuple comme un trophé à ramener vers les siens est aveugle et perdu.  Son regard est perplexe parce qu'il ne déteste pas l'homme blanc, il le plaint.  Il est fatigué et souffre de voir les siens lutter contre l'élévation et la propagations de l'objet sur l'homme.  Ses traits déformés représentent le visage de celui qui n'est pas comme les autres, celui qui n'est pas "formé" à la machine.  L'humain dans sa plus belle forme.

par marie-ppp publié dans : Tableaux
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Jeudi 10 avril 2008

  Voici l'une de mes premières toile.  Suite à un voyage que nous avions fait en Gaspésie, j'ai peint quelques toiles à partir des photographies prises cette été là. 

Laissez-moi vous parlez un peu de la Gaspésie...

La Gaspésie c'est un endroit sur le globe très spécial où nous avons l'impression de vivre constamment dans un tableau.  Vous est-il déjà arrivé de vous arrêter quelques instants et de constater l'immensité du monde et sa splendeur à un point tel que vous avez l'impression d'être l'un des personnages peint dans un tableau?  Qu'elle sensation extraordinaire, sensation que j'essaie de revivre le plus souvent possible.  Enfin, toujours est-il que la Gaspésie est l'un de ses endroits où le monde s'arrête et qui nous donnes la possibilité de se reconnecter avec ce que nous sommes: un petit élément de la nature.

Rien d'effrayant à se reconnecter avec soi et de constater notre petitesse. 
En fait, pour moi c'est plutôt rassurant de constater que je n'ai pas le contrôle et que je n'ai pas à rechercher ce contrôle dans tout.  Revenons, à cette chère Gaspésie...le tableau ci-contre est un cliché de Cap-Des-Rosiers : situé à la pointe de la gaspésie et délimitant la route du sud et du nord.  Un endroit où il y a le plus haut phare du Canada, un endroit où plusieurs bateaux ont péri avant l'érection de ce phare.  Un endroit où les vents changent de direction continuellement, où nous avons l'impression qu'il va toujours se produire quelque chose de spectaculaire...en fait il s'y produit quelque chose de spectaculaire mais il faut être attentif, c'est à l'intérieur de soi que ça se passe.

Je ne pouvais pas ne pas peindre ce phare, je ne pouvais laisser Jean-Louis et Bertha derrière moi comme cela, Cap-des-Rosiers, tu as fait de moi une peintre.
par marie-ppp publié dans : Tableaux
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Jeudi 10 avril 2008
De cette vie, je me dis parfois
que je n'aurai compris que cette voix
Comme un tintement dans la nuit
Une vague déferlant à l'infini
Rappelant cette vibration que je maudis
Depuis, oh depuis, des lustres d'ennuis.

Elle m'appelle au large sur des notes
Que je ne peux oublier, me laissant presque morte,
sur le rivage, tant l'envie me prend de m'y laisser dériver
....ma liberté......ma liberté....

Les souvenirs comme des bateaux
Voguant sur l'espoir des jours plus beaux,
La caresse d'échoir, sur des terres au soleil nouveau
Et elle m'appelle au large
Tant l'envie m'y prend, sur le rivage,

d'y goûter...ma liberté, ma liberté....

Et l'azur paré de ses beaux yeux
Torture mes envies de feu
Entre l'humain et le vent:
Un mariage de sang
Des chateaux de sable,
Évanoui dans ses regards affables.

Alors, toujours plus fort, m'appelle cette voix,
qui me dicte un autre endroit,
où trouver ce qu'ici je ne trouverai pas
Au large, des notes laissées en accompte
d'une mélodie qui s'élève et raconte
Une danse grandiose entre la route et moi
Une danse qui promet tout un émoi
J'en frémis d'angoisse mais l'attente ne me dit
Si c'est ailleurs ou dans cette vie
Qu'aura lieu la rencontre attendue et recherchée,
peut-être au carrefour de quelques rues, ma liberté....

Marie-ppp
Un soir comme les autres

par marie-ppp
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Jeudi 10 avril 2008

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